JUSTICE A 2 VITESSES OU LIBERTE DELA PRESSE

Publié le par citron pré C

LIBERTE D'EXPRESSION                     

 

  Extrait de l'article paru dans Paris Match du  05 janvier au 11 jancier 06:

Les grands de ce monde réveraient-ils de façonner leur propre image à leur guise.

(Par J.F. Chaigneau).

 Paris Match s'est vu condamné pour avoir publié des articles et photos sur le "fils caché".du prince Albert de Monaco.

   Le 10 mai, albert de Monaco demande au tribunal d'interdire toute publication le représentant en compagnie de Nicole coste et de son enfant; Le tribunal ne le suis pas.

   Cette requête du prince fait suite à une série de photos et un interview  de Nicole Coste publié le 05 Mai qui révéle que le pére du petit  Alexandre n'est autre que leprince albert, et que si elle a choisi une action au grand jour c'est parce qu'elle  n'arrive pas à obtenir une copie de l'acte notarié autentifiant la paternité du Prince.

   La justice ne l'ayant pas suivi et devant l'urgence, le prince assigne P.Match devant le tribunal de grande instance de Nanterre.pour sa premiére publication.

  Le 29 juin, ce même tribunal condamne P.Match à 50 000 euros de dommages et intérêts pour avoir colporté "une rumeur" portant atteinte à la vie privée, impose la publication de la condamnation sur la totalité de la age de couverture du magazine et à 4000 euros de frais. De plus une pénalité de 15 000 euros par semaine de retard dans cette publication.

   Le 24 Novembre, la cour d'appel de versailles confirmera cette condamnation ( le Prince demandait 500 000 euros ), mais réduira la publication à un bandeau blanc representant le tiers de la page de couverture.

   Le 21 septembre, P.Match est à nouveau condamné pour avoir publié un article "Albert face à ses responsabilités"

   Condamné pour avoir répandu soi-disant une fausse rumeur, P.Match se livre à une enquête trés minutieuse et démontre qu'elle est fondée. Nouvelle assignaion de la part du prince. Les condamnations différent entre la premiére publication et les suivantes tout simplement parce qu'entre temps, "l'affaire" est devenue public.

   Dans le Monde du 9 juillet le Prince se livre à des confidences, confirme avoir reconnu l'enfant et déclare assumer pleinement ses responsabilités.

   2 jours plus tard lors du journal de 20h devant PPDA et tous les téléspectateurs, le prince reconnait la paternité, précise qu'il ne pourra pas "régnier "  (suite à une modification récente de la constitution) (tiens donc!) mais qu'il veillera à ce qu'il ne manque de rien. A la question "Vous attendez-vous à d'autres révélations de cette nature ?" le Prince répond " Je sais qu'il y en a. D'autres personnes présentent à peu prés les mêmes cas... nous y réponrons le moment venu."

   A savoir que le 19 juillet,le prince perd son procés intenté pour les mêmes raisons a l'encontre de l'hebdomadaire allemand "Bunte". Il fait appel mais celui-ci est rejeté. Le tribunal de Fribourg estime que "le droit à l'information publique est prépondérant et que le nouveau maître de la principauté doit tolérer la publication de l'interview de la mére e son enfant, ainsi que les photos les representant dans la vie privée.

   En Allemagne, en Italie,  en Suisse, en Grande-Bretagne, en Espagne, dans toute l'Europe, on s'étonne et on s'inquiéte de cette exception française.

   Une fois de plus on constate que la justice n'en est pas un paradoxe prés.

   La Frane est un état de droit où les cityens sont tous égaux devant la loi;

   Pourquoi ,suite à la demande de la mére du petit Alexandre, la presse n'aurait elle pas le droit de publier l'interview?.

   Pourquoi, les soi-disant "grands" de ce monde auraient ils le droit de laisser publier tout ce qui et bon pour leur image et avoir le pouvoir avec la "complicité" de la justice de s'octroyer une censure des "sal..ries" qu'ils commettent?.

   Nous avons ici encore une preuve d'une justice à 2 vitesses. Nous aurions aimé connaitre la position de la justice, si : pour prendre un exemple recent : les "accusés d'outreau" portaient plainte maintenant contre la presse, pour avoir porté atteinte à leur vie privée, du jour de leur arrestation à celui de leur acquittement?. Car si il n'y a pas  là; atteinte a la vie privée ou y en a t'il?.

   Lors du procés en appel, l'avocat général a demandé au tribunal, -fait rarissime dans les annales de la justice française et peut être fait unique - de confirmer le jugement de premiére instance afin de mieux protéger à l'avenir d'autres personnalités publiques. Ce qui revient à dire que : la vie privée des hommes publics soit d'avantage protégée que celle des autres.

   Conclusion de l'éditorial de  Alain Genestar paru dans Paris match du  05 au 11  janvier 06.

   La France est un état de droit ou les citoyens sont tous égaux devant la loi. C'est ce principe, inscrit dans la devise républicaine, qui est ici bafoué pour protéger unprince et, avec lui tous les personnages publics.

   A Paris Match, nous pensons qu'un personnage public a, au contraire, davantage d'obligations de vérité de transparence qu'un citoyen comme les autres;

   A Paris Match, nous pensons qu'il est de notre responsabilité de journaliste de montrer ces personnages publics tels qu'ils sont vraiment, en vrai, dans leur vraie vie, et non en apparence.

   A Paris Match, nous pensons qu'un prince ne peut, un jour, exposer son bonheur en famille au peron de son palais pour assurer sa communication et, un autre jour, attaquer la presse quand une information lui déplaît. Se montrer uniquement quand cela l'arrange.

   Cette loi qui condamne Paris Match porte atteinte à la liberté de la presse. Car c'est le rôle d'un journal de présenter aux lecteurs, qu'ils soient sujets ou citoyens, les personnalités qui les représentent. Même, et surtout, si elles ont quelque chose d'important à cacher.

   Nous ne sommes pas toujours en phase avec les médias, mais il faut avouer que la liberté de la presse, voir la liberté d'une personne a se laisser interviewer et laisser publier l'article (N. Coste), est totalement bafouée

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Publié dans Actualités

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